Dans la Vallée de Sanki à l’Ouest du Cameroun, la terre volcanique est très fertile pour les cultures en général. Sous ce climat chaud et humide, cette terre riche en sels minéraux, tels que Potassium, Sodium, Magnésium, Calcium, Sélénium, favorise l’élevage et l’agriculture.

Dans la région du Centre, à Ayos, la terre rouge est très riche en fer.

Elle est caractérisée par un bon drainage et une bonne perméabilité qui favorise particulièrement la culture du cacao par exemple.

Nous avons planté les premiers arbres en avril 2012, entourés par un agronome agréé, pour faire évoluer les arbres. Comme tous les fonds proviennent de nos ressources personnelles, nous devions trouver des solutions pour que la plantation s’autofinance au maximum.

Dans un premier temps, un puits est creusé en bord du champ pour l’irrigation des plantations. Afin d’amender correctement les terres des cacaoyers, nous avons construit une ferme avec 200 cochons, nourris par les cultures de maïs et de tomates de la ferme, afin d’utiliser leurs fientes comme engrais.

Nous avons également des bananiers de plantain au milieu des cacaoyers. Les racines du bananier se gorgent d’eau ce qui permet une irrigation en continu pour les cacaoyers. De plus, les grandes feuilles du bananier permettent de faire de l’ombre durant la saison sèche aux cacaoyers et leurs feuilles sont ensuite utilisées pour la fermentation des fèves afin de rester au plus proche du savoir-faire traditionnel.

En guise de barrière naturelle, nous avons décidé de planter des arbres fruitiers tout autour de la plantation afin de la protéger des divers animaux sauvages se trouvant à proximité des lieux.

Ceci permet de limiter l’accès aux plantations et de permettre aux employés de se nourrir aisément lorsqu’ils doivent rester au champ plusieurs jours de suite lors de mauvaises conditions météorologiques. 

Dès le début, il est clair pour nous que ce projet est plus qu’une simple entreprise, c’est avant tout une aventure humaine gagnant-gagnant. Il était important pour nous de créer des emplois dans les régions rurales afin de limiter cet exode en faveur des villes. 

Durant des années, nous nous sommes attelés à professionnaliser le personnel autour de la culture d’un cacao d’exception. Afin de fédérer des équipes fiables et fidèles, nous investissons dans l’idée d’apporter du confort à la vie quotidienne des villageois :

  • Permettre aux femmes des villages voisins d’utiliser les puits, plutôt que de parcourir des dizaines de kilomètres pour atteindre un point d’eau.
  • Laisser à disposition les arbres fruitiers entourant les champs afin d’améliorer les ressources alimentaires.

Derrière ces anecdotes qui peuvent paraître anodines, il est important de comprendre que la philosophie du projet réside dans le fait que la qualité de vie des employés va avoir une incidence essentielle sur la qualité de leur travail.